" La sagesse est à l'âme ce que la santé est au corps "

" La sagesse est à l'âme ce que la santé est au corps "
Dans le domaine des relations sublimes, rien de ce qui existe n'a de contraire, ce qui est se donne dans une manifestation où l'intériorité vient s'exprimer dans l'extériorité dans une solution de continuité. Comment comprendre la relation entre l'âme, l'esprit et le corps ? En quoi l'âme se distingue-t-elle de l'esprit ? En quoi l'esprit constitue le lien entre l'âme et le corps ?
Mon corps n'est pas un corps en général, ou un corps vivant, mais un corps sujet-objet et précisément le lieu de mon incarnation. La problématique de l'incarnation n'appartient pas à la science, car elle pose la question de la relation entre le plan physique de l'existence et le plan non-physique. Elle prend pour argent comptant le caractère surfaciel de la perception, incline de manière décidée la pensée vers le matériel, le dehors, en négligeant la dimension spirituelle, le dedans.
La psychologie matérialiste qui étudie l'homme seulement à partir de son envers s'appelle psychologie du comportement. Le béhaviourisme étend l'étude du comportement animal à l'homme en éliminant la dimension de la conscience, pour ne retenir que les réactions observables et mesurables du corps. Une blague traduit ce point de vue : un behaviouriste fait l'amour avec une femme et lui demande ensuite : « C'était bien pour toi, ... mais comment était-ce pour moi » ? Ce qui revient à nier l'esprit en tant que sujet conscient alors même que c'est seulement pour lui qu'il peut y avoir de l'observable et du mesurable.
Dans le contexte qui est le notre, largement marqué par le dualisme, l'élaboration d'une anthropologie trinitaire est devenue indispensable. La pensée dualiste a un penchant simplificateur, elle appelle d'elle-même à son dépassement dans une pensée complexe. L'introduction du trois-en-un invite à la reconnaissance de la complexité et admet d'emblée un dynamisme créateur et sa structuration en paliers d'équilibre...
En parlant d'équilibre il est vraiment temps que j'arrete de me rendre cynglé avec tout ce questionnement...

Pix: Dam (moi) par Ben

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 14:39

" Les apparences sont faites pour être dépassées. "

" Les apparences sont faites pour être dépassées. "
Pix : Manif contre la Loi Pécresse par Ben (le crétin au centre, c'est moi)

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 14:12

" Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion mais le bonheur repose sur la vérité. "

" Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion mais le bonheur repose sur la vérité. "
Dans la vie courante, l'illusion est toujours décriée : on reproche à autrui de se faire des illusions, ou de se raccrocher à des illusions. Mais personne ne se reconnaît directe­ment la proie d'une illusion : l'illusion, du latin illudere, signifie étymologiquement « ce qui se joue de nous », ce dont on est le jouet. D'où vient la puissance de l'illusion sur l'esprit humain ? L'homme semble se tourner vers l'illusion pour y chercher la satisfaction d'un besoin que la réa­lité est impuissante tant à éteindre qu'à réaliser. Là où la vérité est prosaïque et toujours déce­vante, l'illusion nous enchante et nous berce. Comment dès lors ne pas préférer l'illusion heu­reuse à la vérité cruelle ou triste ?
La lucidité est-elle un obstacle au bonheur ? Peut-on être conscient et heureux ? Existe-t-il une relation entre le bonheur et la conscience que nous pouvons en avoir ? Bonheur et conscience sont-ils compatibles ? Ne devrions nous pas parfois préférer l'inconscience ?
Les deux termes peuvent sembler contradictoires : le bonheur est un abandon, la conscience une distance, comment pourraient-ils être compatibles ? Mais peut-on être heureux, construire son bonheur, sans se connaître ? La connaissance morale est-elle requise pour donner un sens au bonheur humain ?
La conscience est le propre de l'homme ; elle est le savoir immédiat, ou réfléchi, non seulement de ce qui se passe autour de nous, mais aussi de ce qui se passe en nous. En ce sens, elle fait de l'homme un sujet capable de dire « Je ».Mais cela est-il suffisant pour dire que je suis ce que je pense être? Partant, la question qui se posera sera la suivante : en quoi suis-je ce que je pense être ? Suis-je ce que j'ai conscience d'être ?
Petit con que je suis, je me pose beaucoup de questions mais me trouve d'en l'incapacité d'y répondre. Je ne suis certainement pas le seul à me trouver face à ce mur quasi-infranchissable...
Peu importe, l'incertitude me donne une bonne raison d'être de ce monde, après tout c'est peut-être ici bas que résulte la solution de ce casse tête. Tout homme à besoin d'une quête à laquelle se raccrocher, d'un trésor à pourchasser, d'une femme à aimer, d'un but à viser. Le mien sera cette solution...

Pix : A qui le tour ? par moi.

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 13:21

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 14:15